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2008 juillet ::
BlogOmouche
24 juillet 2008
Formé en management international en Suisse, Laurent Dimino passionné de pêche à la mouche a beaucoup voyagé. Il a travaillé avec de grands groupes internationaux dans le domaine du marketing et a décidé de mettre son savoir au service de la pêche à la mouche. Actuellement Directeur de DC Marketing, il a donné tous les conseils nécessaires aux groupe SRSI pour que ces derniers puissent lancer et créer une interface francophone www.laboiteapeche.com . Surfant sur une vague très en vogue en ce moment, il nous explique sa démarche et sa vision particulière de ce marché si spécial…
La méthode anglo-saxonne
Laurent Dimino est tombé « dans la marmite de la pêche à la mouche » tout petit car il passait une bonne partie de ses vacances scolaires au bord de la rivière d’Ain, à Villette plus particulièrement où son père installait sa caravane afin de profiter des coups du soir. Laurent possède d’ailleurs une excellente connaissance de cette belle rivière et de ses meilleurs spots où il a fait ses premières armes sur les vandoises, les chevesnes puis les truites et les ombres nombreux à l’époque. Mais il apprécie aussi la Loue, rivière mythique s’il en ait une où il aime pêcher en sèche et en nymphe des poissons parfaitement sauvages et plutôt difficiles. Chaque saison, encore gamin, il y faisait avec régularité ce qu’il appelle « un pèlerinage » avec son père, qui lui a transmis les rudiments du lancer puis du montage des mouches.

C’était l’époque des copains de pêche, des longues soirées à discuter des meilleurs coins, des grosses truites manquées et des plus belles mouches. Laurent « buvait » les paroles des plus grands spécialistes de l’époque qui venaient faire une petite virée « chez Sanso ». Petit à petit et après ses études il est entré dans la vie active sans jamais abandonné la pêche qu’il a pratiqué un peu partout où il était possible de « lancer une mouche ». Sa vision de la mouche est bien loin de celle des compétiteurs. Quand il parle de pêche, il évoque plutôt les échanges entre les personnes mais aussi un grand respect de ce qu’on fait les « aînés » pour la pêche à la mouche dans notre pays. Sa philosophie de pêcheur est simple : « Je peux dire que je me sens bien, là où la nature m’inspire et je pense que l’essentiel de cette passion est de se sentir zen…Quand je pense à la pêche à la mouche, j’ai comme tout le monde plein d’images en tête, mais mes parties de pêche préférées sont celles où je me retrouve avec celui qui m’a montré et appris le sens de l’eau depuis ma plus tendre enfance, mon père… » Notre chef d’entreprise est non seulement un passionné de pêche mais c’est surtout un homme de marketing averti formé à l’école internationale. « Avant de conseiller le groupe SRSI, j’avais déjà des idées comme les frais de ports offerts (pour un Euro de commande seulement). J’ai alors étudié de très près un panel de pêcheurs à la mouche, tout en regardant ce que faisaient nos confrères en Europe » explique –il. Et rapidement il en est ressorti que les pêcheurs à la mouche avaient surtout besoin d’une grande confiance afin de finaliser leur achats, d’un suivi très précis de leurs souhaits et attentes mais surtout de voire disparaître le caractère impersonnel du Web qui empêchent parfois certains de se décider. Aidé au développement de la boutique par ses partenaires concernant la gestion des évènements marketing et la visibilité Internet, Laurent Dimino a su être de bons conseils et l’équipe SRSI www.laboiteapeche.com a pu mettre en place un véritable traçage halieutique comme savent le faire les anglo-saxons dans d’autres domaines.
Des clients récompensés…
« La boutique a mis en place un système de bon d’achat afin de récompenser nos clients. Tous les deux mois ils peuvent obtenir des cadeaux. Nous avons par exemple distribué 7500 euros de bons d’achats en 500 bons différents et en créant des animations avec des produits spécifiques comme un ensemble canne moulinet ou d’autres produits mouche. Comme la boutique existe énormément par le bouche à oreille mais aussi ce que l’on appelle le « buzz » sur Internet, il me semble logique de récompenser les clients qui en amènent d’autres. D’ailleurs, nous avons mis en place un nouveau système qui n’existe pas encore dans le monde de la mouche : une rémunération à vie pour chaque parrainage avec la création d’un compte crédité à chaque fois qu’un nouveau « filleul » sera clairement identifié en terme informatique. Ce compte pourra alors être utilisé par le parrain pour solder le montant de certains achats dans notre boutique ! » Au mois de juin 2008, 7500 mouches de la prestigieuse marque Turrall ont été distribuées gratuitement dans le cadre du programme “des mouches contre vos adresses email de moucheurs”. La boutique chouchoute ses clients car sans eux nous ne pourrions pas continuer l’aventure et leurs remarques nous sont chaque jour très précieuses.

Afin que les moucheurs français achètent en France…
Quand on demande à Laurent Dimino son point de vue sur la concurrence jugée déloyale par certains entre une boutique virtuelle et un vrai magasin d’articles de pêche, voici sa réponse : « la plupart des clients sont implantés dans des régions aux quatre coins de la France où malheureusement il n’y a pas de marchands d’articles de pêche. Soit parce ce que ceux-ci ont finis par disparaître soir parce que personne ne s’y est implanté. De plus ces clients ont des demandes précises que souvent les détaillants ne parviennent pas à satisfaire. C’est en tout cas ce qui ressort des différents traçages halieutiques que nous faisons régulièrement. Mais je pense surtout que c’est la qualité et simplicité du système d’achat que le groupe SRSI a mis en place qui comble notre clientèle. Les pêcheurs à la mouche modernes ont besoin d’acheter vite, bien et à un prix concurrentiel. C’est ce que www.laboiteapeche.com s’efforce de faire tous les jours! » Curieusement les premiers pêcheurs à la mouche français qui se sont mis à faire leurs achats sur le net l’ont fait via des sites étrangers : « Bien sûr, il y a d’excellent sites dédiés à la pêche à la mouche un peu partout à l’étranger, mais je voudrais vraiment que les pêcheurs français fassent leurs emplettes dans notre pays à l’avenir. La tendance actuelle semble montrer que si les clients qui font souvent un premier achat test, sont satisfaits, ils se fidélisent. Nous avons d’ailleurs de nombreux clients européens qui trouvent ce qu’ils cherchent dans notre boutique, ceci tend à prouver que notre méthode fonctionne ! »
Savoir surfer sur la vague
Les jeunes pêcheurs sont très attirés par le net parce qu’ils y trouvent rapidement de nombreuses informations sur les produits mais aussi les techniques de pêche. Il semble que cette méthode d’achat très en vogue en ce moment soit dans l’air du temps : « Il y a quelques années en Angleterre, je faisais déjà mes courses sur la toile par manque de temps, maintenant cette mode s’est répandue comme une traînée de poudre et la pêche à la mouche s’est mise au diapason ». Il suffit de surfer un peu sur Web pour se rendre compte que l’Internet n’est déjà plus une mode mais « un outil indispensable » comme le souligne Laurent. Les gros sites de vente d’occasion comme Ebay et bien d’autres encore, ont tous ouvert une rubrique pêche afin que les internautes puissent vendre rapidement leur matériel d’occasion avec d’excellentes garanties et un suivi marchand impeccable. C’est un signe qui ne trompe pas. « La brèche s’est ouverte pour la pêche à la mouche tout comme elle s’est ouverte pour tous les sports et différents domaines d’activités et Internet est non seulement un grand réseau d’informations pêche mais c’est aussi le plus grand vivier de clients potentiels puisque l’on s’adresse au monde entier en un seul clic. Il n’y a pas de support équivalent » explique Laurent Dimino.

17 juillet 2008
Au nord Est de Mahé l’océan Indien révèle des atolls fabuleux et particulièrement poissonneux qui se nomment African Banks, Saint Joseph et Poivre…C’est à bord d’un catamaran flambant neuf que nous avons découvert ce coin de paradis pendant dix jours !
Un requin « citron » de 3 mètres…
Il est 8h du matin heure locale lorsque nous posons le pied sur le tarmac de Mahé, le baromètre annonce déjà 27 degrés et l’humidité est partout. Fred notre skipper nous accueille rapidement et une fois les bagages récupérés (surtout les tubes de cannes) nous sautons dans un taxi direction Eden Island, la marina de la capitale. En longeant plusieurs bateaux, je ne peux m’empêcher de regarder l’eau qui grouille de vie et j’admire plusieurs poissons perroquets bleu turquoise qui se régalent de corail… Nous prenons nos marques à bord du bateau et levons l’encre. Une petite halte pour faire le plein pendant laquelle nous reprenons quelques forces (les 10 heures d’avion sont un peu dures à avaler) et sous une chaleur écrasante nous faisons route vers African Banks. Le programme est simple, un peu de traîne entre les spots, pêche à la mouche depuis le bateau près des tombants et bien sûr pêche à la mouche sur les flats. Alain et Edouard commence à monter leur cannes, je fais de même et rapidement le pont du catamaran se transforme en une véritable boutique de pêche. Nous installons les cannes lancers d’un côté et les cannes mouche de l’autre sur des fixations prévues à cet effet. Deux leurres Sailfish Catcher Williamson de 14 cm sont envoyés en traîne pour voir ce que ça donne et au bout de 15 minutes à peine je me retrouve en train de pomper un superbe wahoo de 30 ou 35 livres qui n’a de cesse de faire des cabrioles et de prendre du fil. Premières photos, premières crampes dans le bras et premier carpaccio de « thon banane » comme l’appelle Tony notre excellent cuisinier, on peut dire que ça commence bien ! Alain laisse filer un Rapala magnum rouge et blanc sur sa Tenryu All Rod, il ferme le pick up et prend une « grande beigne » dans la canne. Le leurre n’a pas fait 5m ! C’est une grosse bonite bleutée qui se débat au bout de la ligne et rejoint rapidement le bateau. Nous prendrons une grande quantité de ces magnifiques poissons sur tous les types de leurres pendant une bonne heure de pêche. African Banks est en vue et nous mouillons l’encre à quelques encablures d’un flat superbe, une vraie carte postale. Après un délicieux repas, nous sautons dans les deux annexes afin de gagner l’atoll et vérifier si les bonefish sont arrivés avec la marée. Quelques « bones » rodent sur le fond en « turtle grass » mais ils semblent farouches. Je finis par en piquer un, pas très gros et Alain qui pêche 20 m à ma gauche fait de même. L’ami Denis hurle au loin, je saurais plus tard qu’il venait de se faire arracher son popper mouche côté lagon. Sans doute une grosse carangue qui chassait. Edouard le troisième moucheur ne réussi pas mieux que nous, rien d’autre que quelques jolis snappers bariolés. Je décide de changer de coté et de pêcher dans les rouleaux qui viennent du large au bout d’une jolie pointe sablonneuse. Toujours pas de bonefishs en vue mais il y a d’autres poissons. Un joli banc de « carangues grogneuses » fait les frais de mon « deceiver » chartreuse. Ces poissons plutôt petits, entre une livre et un kilo sont en pleine forme. Les carangues « pompano » se mêlent à la frénésie alimentaire et nous font passer un très bon moment. Malheureusement un requin
« citron » de 3m vient faire le ménage dans le banc, ce qui provoque d’énormes gerbes d’eau et je reste totalement impuissant face à l’intrus avec ma « petite » 9’ soie de 8 !
En route vers Saint Joseph…
Retour au bateau et nous décidons d’un commun accord de faire route vers Saint Joseph haut lieu de la pêche des bonefish. African Banks nous a laissé un peu sur notre faim. L’ami Alain Rossier, qui a voyagé dans le monde entier pense que nous avons un peu loupé le coche question marée, mais on va se rattraper. Nous ne sommes qu’au tout début de notre périple dans l’archipel des Amirantes. Après une matinée de navigation Saint Joseph est en vue. Le tombant où nous mouillons est magnifique. Avant le repas une envie irrésistible de lancer une grosse mouche au dessus des patates de corail me monte à la tête. Alain sourit et saisit aussi sa canne. Mon big stream fait un joli splash et sa tête en foam dure brasse bien la surface mais pas de réaction immédiate. Après plusieurs lancers, je change pour un modèle plus petit qui se fait « cueillir » à deux mètres du bateau. Démarrage en trombe direction le corail mais mon Hardy Zane ne bronche pas, le poisson est costaud mais il finit pas venir doucement . Une belle carpe rouge de 25 livres environ monte en surface mais je suis un peu en surplomb et c’est Daniel qui se charge de récupérer le poisson aux reflets orangés, une vraie merveille.

Le sifflement strident d’un frein me fait tourner la tête car Alain est aussi aux prises avec un beau poisson qui tient le fond et donne de gros coups de nez. Le combattant bleu est monté en force, c’est un Jobfish ou « poisson poulet » d’une vingtaine de livres que nous allons rencontrer de nombreuses fois dans notre séjour en pêchant aussi bien au lancer qu’à la mouche. Je change encore pour un popper argenté et touche au second lancer un très gros poisson encore plus pugnace que le premier, mon backing ne fait que filer malgré le frein très serré et le corail a raison de mon bas de ligne. Difficile d‘identifier la bête mais « ça sentait bon » la carangue GT. Pendant ce temps l’ami Denis au bout du bateau perd l’équilibre sur une touche canon (inévitable quand on pêche pieds nus) mais le poisson se décroche et Denis s’étale sur le dos dans les grands filets disposés entre les flotteurs du catamaran. Une belle leçon de pêche et une franche rigolade ! Les touches se calment, il est temps de saisir les cannes à mouche pour visiter les flats. Saint Joseph est une petite merveille, le flat est immense, du sable blanc à perte de vue. Accueillis par plusieurs pointes noires, de nombreuses raies et quelques tortues très rapides, nous tombons sous le charme de cet atoll. Les bonefishs arrivent droit sur nous par vagues successives. Parfois c’est un « school » de 5 poissons, souvent ils sont 20 ou 30 mais nous avons vu des bancs de plus de 100 bonefishs qui patrouillaient sur le flat. Inutile de vous dire que nos carbones ont vite pris la cadence et que les prises se sont succédées sans interruption pendant plusieurs heures.

Une pêche incroyable ! L’ami Piam m’avait prévenu, aux Seychelles les densités en « bones » sont exceptionnelles, rien de comparable avec Cuba ou les Bahamas. Non seulement ces flats grouillent de poissons, mais ils sont peu ou pas du tout pêchés. Durant notre séjour nous n’avons rencontré qu’un seul moucheur sud africain et son guide. Il n’y a donc aucun phénomène d’accoutumance qui vient modifier le comportement des poissons. Un vrai coin de paradis ! Après une bonne quarantaine de bonefish dont plusieurs ont été coupé en deux par les requins, j’ai soudain envie de donner une petite leçon à ces squales de malheur. Je récupère ma L&L soie de 12 dans l’annexe et décide d’envoyer un gros plumeau câblé à ces maudits requins. Cela suscite peu d’intérêt de la part des « charognards » jusqu’à ce que je lance en direction d’un « pointe noire » excité par le bonefish piqué par mon voisin de flat. La mouche tombe dans le bouillon du requin qui manque le bonefish, je strippe trois fois, le requin revient et avale ma grosse mouche. Je couche la canne à droite et ferre 5 ou 6 fois afin de faire rentrer mon Tiemco 600sp 6/0 d’habitude destiné au tarpon dans le mâchoire dangereuse du requin d’un mètre 30 qui démarre à toutes nageoires. La bagarre est lourde mais le poisson n’est pas un grand combattant. Il me faudra un peu d’aide et pas mal de précautions pour relâcher cet adversaire à l’œil menaçant juste après la séance photo.

Attention pince et gants obligatoires ! La capture d’un requin à la mouche est plus une gageure qu’une fin en soi, mais ce coup de ligne nous a tous bien amusé ! D’autres squales feront les frais de nos lignes et Daniel notre « spécialiste » a d’ailleurs capturé les plus gros en les recherchant presque exclusivement !
Quand les Red bass s’y mettent!
Au petit matin, après une courte nuit, je lance ma mouche en direction des eaux bleues. Je manque de suite une grosse attaque puis plus rien. Je change un peu mon angle de shoot et mon grand stream disparaît soudain dans une belle gerbe d’eau. Démarrage en trombe comme toujours mais je bride au maximum des capacités de ma canne afin d’éviter encore et toujours le fond de corail. La bagarre est des plus physiques mais je parviens à faire monter ma première carangue GT du séjour qui doit bien faire ses 30 livres. Le poisson est superbe mais quelle puissance ! La belle sera relâchée après la photo. Les jobfish sont ensuite de la partie et nous en prendrons plusieurs dépassant les 25 livres. Curieusement les attaques se produisent souvent tout près du bateau alors que nous lançons nos mouches le plus loin possible! Les carnassiers semblent suivrent les streamers puis se décider au tout dernier moment…Nous visitons dans la journée l’atoll de Saint Joseph mais en l’abordant par une autre passe. Le coin me semble particulièrement propice à la présence de carangues et de carpes rouges car la marée montante couvre d’énormes patates de corail. Mon intuition était bonne, au premier lancer mon popper est happé par un TGV que j’ai beaucoup de mal a freiné et encore moins a arrêté. Le poisson se cale et alors que je crois qu’il est perdu, il redémarre de plus belle. Comme j’ai du mal à tenir l’équilibre dans ces galets de corail instables, la bagarre devient compliquée mais dans un ultime effort je parviens quand même à hisser une superbe carpe rouge près de la surface. Elle retournera à sa cachette après la photo. Second lancer et même touche « de dingue » mais cette fois j’ai moins de chance car le bas de ligne accroche plusieurs fois le corail et le grand poisson embarque mon bas de ligne dans un gros remous. Dommage celui-ci était encore plus gros. Pour varier les plaisirs nous décidons alors avec l’ami Edouard de pêcher le tombant avec une soie de 12 car de gros carnassiers sont visiblement présents sur le secteur. Au troisième lancer, Edouard subit une touche très lourde, la canne est cintrée et le 60/100 finit par rendre l’âme ! Dommage son Popovics chartreuse avait l’air de marcher…J’allonge un peu le tir et alors que ma mouche s’enfonce, une « furie » m’arrache la soie de la main et fait hurler mon Hardy. Le poisson se bloque sur le fond qui cisaille mon 70/100 ! Je suis dépité ! Assis sur un rocher je remonte mon bas de ligne en rajoutant une bonne brassée d’acier gainé 60 livres. On va voir ce qu’on va voir ! 5 ou 6 lancers plus tard, une touche violente sanctionne ma récupération et la bagarre s’entame encore avec une grosse carpe rouge. Le Shock tippet en acier fait « son boulot » et je peux enfin me saisir de mon adversaire. Pêcher ces poissons avec une canne à mouche est assez difficile surtout en ce qui concerne le combat, mais le plaisir est vraiment intense. Avec Edouard nous prendrons sur ce spot un grand nombre de poissons : mérous, carangue bleues et pompano, snappers et red bass (carpe rouge) de toute taille.
Thons Jaunes et barracudas !
La matinée suivante nous faisons le tour de Saint Joseph en traîne et prenons plusieurs mérous croissants, jobfish et barracudas. Les touches se succèdent à une cadence folle et vers 11h ce sont les thons jaunes d’une moyenne de 20 livres qui sont les plus prompts à se saisir de nos Rapalas magnum et autres Halco Meet Max 130. Lorsque nous passons dans une chasse il n’est pas rare que toutes nos cannes touchent en même temps et il est parfois un peu « compliqué » de ramener les poissons au bateau sans faire de nœuds ! Nous mouillons sur un tombant et décidons de faire trempette afin de nous rafraîchir un peu. L’ami Denis « tombe » sur une patate de corail très habitée puisque plusieurs langoustes de belle taille y ont trouvé refuge. Nous prélèverons juste ce qu’il faut pour faire le repas du soir. De belles raies Manta nous rendrons aussi visite et nous pourrons les suivre en nageant à côté d’elles juste avec une paire de palmes, un masque et un tubas ! Un régal pour les amoureux des fonds marins que nous sommes. Les bonefish très nombreux nous attendent sur les flats. Ces poissons ne sont pas trop difficiles à leurrer à la mouche (ce qui n’est pas toujours le cas sur d’autres destinations), il suffit de leur présenter une imitation marron ou beige en poil naturel à environ 2 ou 3m de la tête. La mouche doit être assez lestée pour qu’au premier strip, elle soulève un peu de sable. Lorsqu’un « bone » la voit, tous les autres s’y intéressent et le tour est joué. En revanche ces poissons relativement petits (entre 50 et 70 cm) sont de très bons sprinters. Je vous conseille d’ailleurs de ne jamais bloquer le premier rush sous peine de casse immédiate. Veillez aussi au bon enroulement de votre backing, car si deux spires se sont croisées involontairement, le poisson filera avec la mouche au coin du museau. Les moins bonnes journées nous prendrons une vingtaine de bonefish chacun, les meilleures, plus de 50 poissons. Daniel qui concentre ses efforts sur la capture de gros spécimens, nous gratifiera de la prise d’un barracuda superbe d’1m60 et 50 livres environ ainsi que plusieurs autres splendides spécimens ! C’est lors d’un déplacement entre deux spots que je piquerai aussi « un gros barra » de taille équivalente.
 
Ces poissons sont partout autour des atolls et ils se prennent aussi bien au lancer, au popper qu’à la mouche. J’ai vu à plusieurs reprises des bancs d’une cinquante de barracudas d’environ un mètre faire une belle « razzia » dans les pauvres mulets bien incapables d’échapper à leurs agresseurs ! Mais quel spectacle pour un pêcheur !.
Zodiac, mouches et touches…
Dans le grand bleu à quelques encablures du bateau, les oiseaux plongent et replongent dans le fretin. Les thons font des ravages dans des bancs compacts de petits poissons. Bien décidés à en découdre avec ces puissants adversaires, j’embarque avec Daniel et Alain dans le gros zodiac à la poursuite des thons. Daniel pêche au lancer, mais Alain et moi-même avons monté nos grosses cannes à mouches. Je pêche avec une soie de 15 et moulinet Billy Pate : le thon à la mouche c’est du sérieux ! Arrivé sur la première chasse c’est bien sûr Daniel qui dégaine le plus vite et pique un joli « dent de chien » de 30 livres qu’il a bien du mal à maîtriser. Le moulinet chante mais le poisson couleur acier finit par venir. Seconde chasse à 200 m, Daniel nous laisse le chant libre et Alain touche un gros poisson qui finit par sectionner son 70 centièmes ! Je relance très vite et au second strip je subis un démarrage en force qui entraîne 200 m de backing. Mon acier tient bon et c’est un superbe thon jaune de 25 livres qui est venu chiper mon streamer Pluglisi de chez T.O.F(que m’avait confier l’ami Stéphane Warnier avant de partir) qui se débat à 3 mètres sous le bateau. Ces poissons semblent totalement infatigables et il me faudra une bonne dose de patience et de muscles afin de le faire glisser dans le bateau. Pendant près de deux heures en nous déplaçant en fonction des chasses, nous allons toucher un grand nombre de thons, de bonites mais aussi de barracudas.
 
Pour cette pêche offshore à la mouche, inutile de finasser, le mieux est de monter directement sur la soie avec un raccord boucle dans boucle environ 1m50 d’acier gainé 60 livres. Les dents de chien et barracudas sont tellement nombreux que la pêche sans acier n’a aucun sens. Nous l’avons vécu à nos dépends. D’ailleurs l’acier ne rebute pas du tout les thons jaunes, bonites et autres wahoo. Lors de notre retour l’ami Edouard nous prendra à la mouche depuis le catamaran un superbe thon banane (wahoo) de 30 livres. Sa canne soie de 12 était un peu faible, le moulinet Loop a souffert, mais l’ensemble a tenu bon !
La quête du Graal !
Avant d’embarquer pour ce voyage, j’avais lu des dizaines d’articles sur la pêche du permit à la mouche et consulter tous les sites Web américains dédiés à cette espèce. Je savais que ce poisson est l’un des plus compliqués et difficiles qui soit lorsqu’il s’agit de le faire mordre avec des plumes sur un hameçon. Méfiant, lunatique, peureux, craintif, tous les mauvais adjectifs sont collés à cette espèce de poisson. En revanche, ce que je ne savais pas c’est que j’allais, un peu par hasard avoir la chance ici de me confronter au maître permit. Poivre est un petit atoll habité par 7 personnes entouré par un lagon. Nous débarquons avec Fred (le skipper), Edouard et Alain à la recherche de gros bonefish. J’ai pris mes deux cannes L&L, l’une en 8 flottante l’autre en 10 intermédiaire. Fred repère de suite plusieurs « bones » et alors que je me suis écarté d’une bonne centaine de mètres Edouard me crie qu’il y a deux permits entre nous. Sans hésiter il lance vers les poissons en « tailing ». Après plusieurs tentatives infructueuses, il m’indique que les permits vont dans ma direction. Comme je suis un pêcheur précautionneux, je dépose ma canne de 10 sur un vieux tronc d’arbre en bordure puis change ma pointe de nylon sur la canne de 8 en m’avançant à pas de loup sur l’herbe à tortue. Il n’y a pas de vent et je vois distinctement à 50 m de moi, deux immenses queues échancrées qui trahissent la présence de ces superbes poissons Je monte une mouche marron style crevette sans lest et j’attend que ces « maudits » mangeurs de crabes s’approchent. Mes vieux réflexes de traqueur de grosses truites de l’Ain en nymphe à vue font alors surface et instinctivement je m’accroupis sans bouger en laissant les poissons s’approcher encore un peu. Je pose à 15m, 3 mètres devant les deux permits. Le léger impact ne les à pas faire fuir et je scrute les mouvements des poissons que je vois maintenant parfaitement. Une petite animation de la canne et l’un des deux accélère. Il se met en tailing mais je ne sens rien, j’attends un peu, j’anime à nouveau et alors que le poisson semble fouiller le fond pour la seconde fois je perçois un léger grattouillis dans la soie. Sans réfléchir je ferre de la main gauche, la ligne se tend, le permit démarre, je le tiens ! A plusieurs reprises j’aurai pu perdre ce poisson dans le corail, mais ce jour là la chance était avec moi et j’ai finalement réussi à saisir mon permit de 17 ou 18 livres par la queue !
 
Un bonheur intense… Je rependrais un peu plus tard 6 superbes « rainbow runners » d’une moyenne de 15 livres dans les vagues ainsi qu’un joli doublé de barracudas avec un « deceiver »blanc et rouge. Sur le chemin du retour c’est Denis qui montera le plus gros thon au bateau, un jaune de 70 livres ! C’est promis on reviendra !
Bien s’équiper pour une croisière sur le Yacht Turquoise
Concernant les cannes de traîne, elles sont au nombre de 4 sur le catamaran et les ensembles sont de qualité. La pêche des atolls Seychellois révèlent une grande variété d’espèces de toutes tailles, mieux vaut donc prévoir son matériel en conséquence. Les cannes à lancer type Saltiga SG GT 86 et Grand Wave GW EX GT862 sont parfaites. Mieux vaut avoir plusieurs ensembles avec des moulinets type Saltiga SZ 6000GT et SZ 6500 HDF qui seront garnis de tresse 60 livres et plus parfois. Pensez à prendre des bobines de tresse en réserve ainsi que des bas de lignes acier de 60 livres ! Nous n’avons pas essayer le jigging, mais une canne de 1m80 puissance 50/60lb, et tresse 60lb, avec bas de ligne acier ou fluoro 100lb devrait parfaitement convenir.
Question leurres, pour la traîne les Mann’s magnum de 20,5 à 35 cm sont parfaits surtout dans les coloris chartreuse, les rapalas magnum type maquereau, rouge et blanc et dorés sont incontournables ainsi que les Storm Deep Thunderstick très efficaces sur les wahoos et thons jaunes. Côté poppers, il faut prévoir des Surface Bull, des Pop a Log de chez Hart ainsi que des Halco Roosta. Les coloris ont peu d’importance même si j’ai un faible pour les rouge orange et les chartreuse.
Concernant la pêche à la mouche, il sera bon d’emmener 4 ensembles de 8 à 14 afin de faire face à toute les éventualités. Mais vous pouvez vous concentrer uniquement sur les bonefish avec une canne de 8. Tous les goûts sont dans la nature. Pour ce voyage mon matériel était composé de 3 cannes TFO TICRX 9’soie 8, 9’ soie 10, 9’ soie12, de mes prototypes L&L soie de 8 à 12, d’une canne Hardy Zane 9’soie 12 et d’une Penn offshore 8’6 soie de 15. Mes moulinets sont des Galvan Torque et Billy Pate pour les soies de 10 et plus et des Airflo pour les soies de 8. Pour les soies et bas de ligne faites confiance aux marques Rio, Airflo et Scientific Anglers version saltwater.
Ces produits sont disponibles sur la boutique en ligne :www.laboiteapeche.com
Formalités
Pour les ressortissants français : Passeport en cours de validité. Santé : Aucune vaccination obligatoire
Comment s’y rendre : Cette croisière sur le catamaran Yacht Turquoise est une exclusivité de l’agence P.A.C Voyages & Piam - 7, rue des Rosiéristes - 69410 CHAMPAGNE-AU-MONT D’OR (FRANCE)
Tel : +33(0)4 78 33 48 70 / Fax : +33(0)4 78 35 56 24
Carnet de voyage
Situé à plus d’un millier de kilomètres du reste du monde, le minuscule et magique archipel des Seychelles regroupent quelque 115 îles situées au large de l’Afrique orientale, dans l’océan Indien, au nord-est de Madagascar. La capitale, Victoria, se trouve sur l’île principale de Mahé. La population des Seychelles s’élève à 75 000 habitants. Leurs cultures sont très différentes. L’anglais, le français et le créole sont les langues officielles. Les habitants des Seychelles mènent une vie simple et se révèlent très accueillants envers les visiteurs. Les Seychelles sont un État constitué par un ensemble d’îles de l’océan Indien, à 1 100 km au nord-est de Madagascar, à 1 600 km à l’est de l’Afrique orientale et à 1 800 km au nord de la Réunion. L’île principale est Mahé (145 km²). Les autres îles de quelque importance sont Praslin, La Digue, Bird, Frégate, Silhouette et Desroches.
Sous le rapport de la superficie des terres émergées, la république des Seychelles est un État minuscule de 453 km2. Mais la dispersion des quelque 115 îles qui le composent lui vaut de disposer d’une immense zone économique exclusive de 1 350 000 km2 dans l’océan Indien, ce qui lui confère une certaine importance géopolitique. Les Seychelles ne sont pas vraiment un archipel mais le rassemblement de deux ensembles d’îles géologiquement et écologiquement fort différentes: d’une part, les Seychelles «granitiques», 40 îles, points émergés de la plate-forme des Mascareignes; ces îles, cernées de lagons et traversées par une chaîne de collines culminant à 905 m au Morne Seychellois (sur l’île de Mahé), sont toutes situées à moins de 90 km de l’île principale; d’autre part, les Seychelles coralliennes, cayes et atolls à fleur d’eau (Farquhar, Coétivy, Agalega, etc.), dispersées sur un rayon de 200 km. Aldabra, l’une de ces Seychelles coralliennes, est le plus grand atoll du monde.

L’écologie et la mise en valeur de ces deux ensembles sont très différentes: d’une part, les Seychelles granitiques, îles accidentées, ruisselantes d’eau, couvertes d’une végétation (cocotiers, casuarinas, palmiers «coco de mer», …) d’autant plus riche que les essais de cultures les plus diverses y ont été jadis effectués; de l’autre, des îles plates, dévolues à la cocoteraie, sans eau de surface, souvent inhabitées. Le climat est un facteur d’unité: leur latitude (entre 4 et 8° de latitude sud) et leur position dans l’océan valent à toutes ces îles un climat très égal: forte humidité de l’air, faible amplitude thermique, nébulosité assez limitée, absence de ces cyclones qui frappent en revanche les Mascareignes, de latitude tropicale.

10 juillet 2008
 Voici LA soie pour les pêches lourdes en rivière. J’entends par “lourde”, le streamer et la noyée.
Cette soie de 30m est donc divisé en 2 : une partie plongeante d’un peu plus de 7m et donc une partie flottante de 23m.
Le raccord entre les 2 parties est impeccable.
 
Pourquoi, une flottante à pointe plongeante? Car d’une part, cela permet de shooter plus loin, car avec une soie totalement plongeante, le running line sera sous l’eau, et freinera donc la soie au moment du lancer. Et autre gros avantage, la facilité à effectuer les mendings(repositionnement de la soie, permettant de limiter le draguage et d’augmenter l’immersion des mouches) avec la partie flottante.
Une petite particularité avec cette soie, elle n’a pas de numéro!!!
Mais avec les différentes références on peut équiper sa canne.
Voici une petit récapitulatif pour connaître la puissance de la canne à utiliser en fonction de sa soie :
T130, correspond au n° 4/5.
T 200, correspond au n° 6/7.
T 300, corrsepond au n° 8/9.
T 400, correspond au n° 10/11.
T 500, correspond au n° 12/13.

Personnellement, j’ai opté pour la T300 afin d’équiper ma L&L 9′ soie de 8.
Pour cette soie, la vitesse d’immersion correspond à peu près à une S7, soit entre 15 et 20cm/seconde.
Depuis ce début de saison, je me sers donc de cet ensemble pour la pêche au stream en rivière; Elle convient également à la pêche en noyée.
Mais après quelques sorties, je dois dire que j’en suis ravi!
La glisse est très bonne et le profil adapté au long lancer, la partie flottante flotte haut donc mending facilité, bref une très bonne soie!
Seul petit point « négatif », elle n’est pas facile à percer pour raccorder le bas de ligne.
Mais après un petit noeud de raccord, le bas de ligne est noué, et il ne reste plus qu’à aller au bord de l’eau, pour propulser le stream ou les noyées, au milieu de la rivière…
Comme ici Laurent, cette année, le mardi suivant l’ouverture, avec un stream blanc.

3 juillet 2008
 Pour cette première mouche présentée ici, il fallait un modèle polyvalent, qui marche aussi bien pour les truites que les ombres, et aussi bien en rivière de plaine, qu’en eaux rapides…
On peut monter cette mouche de la taille n°8 jusqu’en 14, voir plus petit.
Les tailles importantes seront plus à conseiller pour les pêches à « la roulette », sous la canne, alors que les petites tailles feront merveille pour les pêches à vue.
Le modèle présenté m’a permis de faire plusieurs jolis poissons l’an passé.
Hameçon : Kamasan B160 n°14
Fil de montage : 8/0 coloris bordeaux
Lestage : bille tungstène 2mm coloris cuivre
Cerques et corps : faisan teinté bordeaux
Thorax : dubbing synthétique coloris claret
Voici le déroulement du montage :



Allez à vos étaux, pour aller ensuite la tester au bord de l’eau…
2 juillet 2008
 Ce week end, j’avais décidé de passer une journée à traquer les grosses truites et le lendemain, mes amis Thymallus.
Donc, réveil à 2h30 puis direction la Franche Comté. Début de la pêche vers 5h15, mais ce premier secteur est vraiment peu favorable à la nymphe à vue.
Du coup, on reprend la voiture(l’ami Phil m’a rejoint), et on file vers un secteur qui m’est inconnu, mais où mon collègue a plutot bien réussi…
Sur place, la rivière est magnifique, et l’on ne tarde pas à voir de la zébrée croisée…
Un peu plus haut, sous un arbre surplombant la rivière, c’est un véritable défilé! Je verrais en peu de temps au moins 7 ou 8 truites rentrées, puis ressortir. Quel manège! Malgrés cela ne ne réussissons pas à les leurrer…
En redescendant, on en recroise 2, assez malpolie, avant que j’en aperçoive une remontant de l’aval; elle est encore loin, j’ai le temps de me préparer; La pointe en 14 est quasi neuve, la nymphe qui est au bout à le bon lestage pour ce poste, cela devrait faire…
Ca y est, elle est à 3m de moi, et j’arbalète un peu en amont; La nymphe s’immerge et dérive, et à 1,50m d’elle, elle la voit et lui fonce dessus. Croyant qu’elle l’avait pris sur l’élan je ferres, mais rien! Et la truite qui est comme une dingue et qui cherche la nymphe… Je suis dégouté, et je m’en veux de ne pas avoir mieux jouer le coup…
On ne bouge pas des fois que les « 2 malpolies » redescendent; Au lieu de cela, celle que je viens de louper remonte tranquillement, comme il y a quelques minutes. Elle est déjà à porter de tir, et pas le temps de changer de nymphe; Tant pis, je tentes le coup, même si habituellement je ne représente jamais la même nymphe à un poisson qui la vue…
Même coup d’arbalète, et la truite arrive tranquillement et s’en saisie. Ferrage! C’est bon elle y est! Gros bridage, car le poste est encombré, elle « patasse » en surface, je saute à l’eau, et c’est bon elle est dans l’épuisette.
Un magnifique poisson tout en muscle de 49cm!

 
Non, non, elle ne va pas gober!!!

Changement de rive, et c’est au tour de mon coéquipier de se mettre au boulot!
Il aperçoit une truite qui s’enfile dans une souche; On attend quelques minutes pour voir si elle ressort, mais nada! Au moment de partir, je regarde mieux dans la souche et je la voie. Elle « s’est transformée » en dormeuse, et il faut vraiment avoir les yeux dessus tellement elle se confond bien avec les branches de la souche.
L’approche est délicate et bonne, il ne lui reste plus qu’à réussir à lui faire descendre une nymphe devant le bec. Manque de chance, dans cette enchevettrement de branches, il y en a une jsute devant le poisson rendant l’immersion de la nymphe quasi impossible. Après plusieurs tentatives sur les côtés(ce qui n’est pas le pus favorable pour une dormeuse) , le poisson se décale tout doucement…
Sur l’amont, on en trouve une vraie belle. Phil, commence à l’attaquer. Mais au bout de 4/5 lancers, au moent d’arracher pour relancer, il ferre un gros barbeau(qu’il n’avait pas vu prendre, lorsque l’on a les yeux rivés sur une grosse truite…). Du coup, la truite alertée par le barbeau qui se contorsionne s’en va, et au final, il perdra le poisson…
Pas de chance pour mon collègue…
Il est temps de se séparer, car lui bosse le lendemain, et pour ma part direction Ornans pour le coup du soir. Malheureusement quasi rien, juste un petit quart d’heure de faible activité pour réussirà faire quelques ombrets, et un joli Thymallus.
Après une nuit sur la banquette arrière de la voiture, le réveil sonne et direction l’amont du parcours.
Jusqu’en milieu de matinée, la pêche est plutot agréable, avec des ombres bien joueurs. J’en ferais 4 ou 5 en nymphe à vue, plus une petite truite.



Ensuite la chaleur et le vent ont rendu la peche très dure, et je ne referais plus rien de la journée.
2 journées avec du soleil et des eaux claires, bref le top pour la nymphe à vue, et les photos!!!
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