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9 juillet 2009
3 novembre 2008
Voici un petit résumé de ma saison sur les bords des rivières Francs Comtoises.
Les ombres de la Loue étaient bien au rendez vous, à la différence des grosses truites de l’Ain…
Trouts & Graylings 2008
envoyé par Alexlechiro ” mce_src=”
Rendez vous mesdames les truites et messieurs les ombres, en 2009…
31 octobre 2008
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Les streamers sont en aucun doute les mouches les plus efficaces dans l’hexagone pour la pêche en lac. Parfois basés sur l’imitation des proies vivantes ou simplement destinés à déclencher un réflexe instinctif des truites, le pêcheur doit avoir quelques repères pour en faire une bonne utilisation…
Imitatifs, incitatifs : quelle différence?
Dans son livre «flies for trout» Dick Steward explique : « Il n’est plus un secret pour le pêcheur de truite de lac que les plus gros spécimens s’intéressent aux streamers. Donner le choix à une belle truite entre un vairon et une mouche de mai, elle prendra à coup sûr le premier. » Entre la définition du verbe imiter : reproduire l’allure, le comportement et les synonymes du verbe inciter : pousser vivement, engager, entraîner, le pêcheur de réservoir doit faire un choix. Mais il est toujours difficile de dire quels éléments déterminent l’efficacité de tel ou tel modèle de streamer. Nombreuses sont les artificielles qualifiées de streamers qui ne ressemblent que peu ou prou aux habitants de nos eaux closes. Et cela se complique encore un peu lorsqu’une mouche classique comme la Montana est tout à la fois une nymphe ou un streamer selon que l’on utilise un modèle n°12 tige courte ou n°6 tige longue. La seule vérité est que cette mouche prend du poisson et quelle en prendra encore pendant très longtemps. C’est sans doute parce qu’elle représente pour les truites de réservoir quelque chose de comestible! Le célèbre pêcheur américain Gary Lafontaine avoue dans ces écrits : « en 1974, le seule modèle de mouche qui garnissait ma boite était le Muddler Minnow dans différentes tailles et lestages. Depuis les choses ont changé…» . Il ajoute aussi que «lorsque les truites de lac ne sont pas fixées sur une proie particulière, un streamer générique plutôt qu’imitatif fonctionne très bien » .
Le terme générique employé par cet auteur prolifique définit bien les qualités d’un bon streamer qui doit induire l’attaque du poisson. Soit la mouche imite une proie réaliste présente dans un plan d’eau donné, soit elle déclenche un réflexe agressif de la truite. Dans les deux cas le pêcheur a réussi à tromper le poisson. La meilleure manière de procéder consiste donc à alterner les deux techniques de pêche voir à monter sur le bas de ligne une mouche de chaque type, l’incitative jouant toujours le rôle prépondérant de «teaser».
Savoir s’adapter aux eaux…..
Difficile de parler de pêche imitative dans un plan d’eau stérile ou rien ne remue à part les truites quotidiennement déversées. Ici la pêche ne présente pas d’intérêt à part peu être celui de l’apprentissage du maniement d’une canne. Tous les types de streamers vont fonctionner dans ces lieux. Il n’y a sans doute que les lacs d’altitude qui ne permettent pas la reproduction des poissons blancs qui colonisent la majorité des plans d’eau dédiés à la pêche de la truite à la mouche. Les eaux closes françaises voient plutôt leur population en poisson fourrage augmentée chaque année à cause d’un inexorable processus de réchauffement qui s’est mis en marche il y a quelques années déjà . Ce n’est pas les fortes chaleurs de ces dernières années qui viendront contredire mes propos. Les lacs riches, en eau depuis plusieurs années, bordés d’une ripilsyve importante sont de loin les plus passionnant à pêcher. Souvent les truites y vivent toute l’année et savent déterminer avec précision ce qu’elles consomment. Que vous pratiquiez dans de petites pièces d’eau artificielles, lacs de barrage ou lacs naturels, tous abritent la plupart du temps d’autres poissons et invertébrés qui servent de repas aux truites de réservoir même si elles sont déversées par la main de l’homme avec plus ou moins de régularité. Il faut ajouter que dans notre pays les truites de lac sont plutôt difficiles sans doute à cause du No kill très pratiqué. Lors d’un passage en France, John Lindsey membre de l’équipe d’Angleterre m’avait confié : « Ici en pêchant au streamer les touches sont souvent discrètes et difficiles à détecter surtout en soie plongeante. Dans nos réservoirs les truites vous arrachent la ligne des mains. C’est très différent!» John Lindsey pratiquait ce jour là avec de petits streamers noirs type «tadpole» (têtards) dont le montage simpliste était constitué d’un corps en chenille noir et d’une queue en marabout de la même teinte. Ce streamer générique était travaillé de manière très imitative en récupérant doucement la ligne par tricotage de la main gauche.
Les mouches vont avec les saisons…
Dans un plan d’eau où les truites s’alimentent naturellement, le cycle des saisons influe sur le comportement des poissons puisqu’il fait varier le type et la quantité de nourriture à disposition. Rien ne sert de manier un booby orange à vive allure près du bord à lors que des nuées de têtards grouillent entre les tiges de carex au printemps. Une truite «toute neuve» se fera peut être prendre mais «les résidentes» risquent d’être moins tolérantes! Disons globalement que si les streamers incitatifs peuvent prendre des truites toute l’année, les modèles imitatifs trouveront leur amplitude maximum en automne, au printemps et dans une moindre mesure en été. Un exemple : dans le lac salé d’Oostvoornse Meer aux portes de Rotterdam, les truites arc-en-ciel qui prospèrent se prennent au printemps, en été et en automne à l’aide d’imitations de gobies, de chabots et d’épinoches alors qu’au creux de l’hiver les boobies roses et oranges deviennent indispensables. La pêche incitative semble donc particulièrement dédiée à la période froide hivernale. D’autres spécialistes des réservoirs comme le journaliste anglais Peter Gathercole ne jure que par le dicton : «go sombre in clear water» (pêcher sombre en eau claire). Pour lui la teinte de la mouche est plus importante que le type de montage. A voir ces tableaux de pêche, cela lui réussit bien!
Les récupérations aussi!
Selon Tony Curtis membre de l’équipe d’Angleterre : «Les poissons se pêchent très lentement en hiver voir parfois de manière presque statique!» En effet des streamers incitatifs comme les «boobies» aux yeux démesurés en mousse flottante sont particulièrement efficaces tricotés à la vitesse d’un escargot. L’eau froide voit peu de proies se déplacer à grande vitesse pendant cette période de l’année. En revanche, une récupération vive et saccadée à la belle saison à l’aide de streamers imitatifs favorise grandement le nombre des touches. L’eau plus chaude des lacs fait que toute la faune est en plein boum, et la «circulation tout azimut bat son plein!»
D’ailleurs John Lindsey explique : «J’ai remarqué à plusieurs reprises qu’après quelques minutes de wading, dans les sédiments soulevés par mes waders les truites prenaient bien un streamer dont la nage devait être très nerveuse jusqu’au dernier moment! » Attention cela ne veut pas dire que pour prendre des truites aux beaux jours il suffit de manier à grande vitesse un leurre sombre! Il y a des nuances mais le pêcheur devra concentré son attention non seulement sur le choix de son type de streamer mais aussi sur la manière dont il le fait évoluer. C’est souvent la clé du succès.
A chacun ses couleurs.
Non seulement les streamers imitatifs et incitatifs sont différents dans leur manière de convaincre les truites mais ils le sont aussi par leurs teintes. Les dominantes imitatives sont le noir (têtards, sangsues…), l’olive (damsels, dragonflies…), et le blanc (alevin, fretin). Dans une moindre mesure le marron peut servir aussi à une imitation précise. Le noir arrive depuis longtemps en tête des couleurs préférées des truites d’ailleurs le spécialiste William Bergard avoue utiliser dès le printemps un mini streamer noir monté en taille 16 . Cette mouche légèrement plombée est travaillée au ralenti juste sous le nez des truites en maraude. Montée sur une soie flottante ou intermédiaire : «Ce streamer doit être tricoté le plus doucement possible. Il ressemble à un têtard et les truites la refusent rarement ». L’olive est la couleur de base de toutes les nymphes de libellules et de demoiselles. Le blanc n’a pas son pareil pour séduire ce que les britanniques baptisent «fry feeders» (mangeuses de fretin). Bruno Chinellato pêcheur passionné de réalisme dans la construction des ses mouches, pratique en lac avec une imitation d’alevin très ressemblante : «En automne, dans les plans d’eau sauvages, cette méthode de pêche est très efficace sur les plus beaux poissons qui chassent les alevins.» Toutes les autres teintes serviront à créer des streamers incitatifs parce qu’il est quand même rare de croiser des sangsues rose fluo dans la nature! Les variantes d’orange et de corail sont parfois à mis chemin entre l’imitatif et l’incitatif surtout lorsque les streamers servent à décider les truites qui se gavent de daphnies très présents dans les grands lacs anglais. Malgré leur redoutable efficacité, ces mouches souvent montées en chenille «fritz» sont loin d’une imitation réaliste!
Savoir prendre le contre-pied
Comme dans toutes les méthodes de pêche chaque règle à son exception. J’ai eu la chance d’observer pendant plusieurs heures le grand champion anglais Baz Reace lors d’un championnat d’Europe. Alors que tout le monde y compris ses coéquipiers utilisaient des petites mouches sombres sur des lignes intermédiaires, Baz, fort d’une très longue expérience dans les réservoirs britanniques a monté contre toute attente une soie S7 et un trio de sparklers : «J’avais du retard au classement ce matin, et il fallait à tout prix que je prenne plus de poissons que les autres. J’ai utilisé un truc qui marche bien chez nous et cela a fonctionné!» Il fallait voir ce pêcheur doué, compter dans sa tête la descente de sa soie et récupérer avec rigueur ses mouches très brillantes. D’après lui les sparklers qui sont des streamers très incitatifs ont eu raison des truites récalcitrantes qui commençaient à s’accoutumer aux modèles plus classiques. Sans sourciller et avec un flegme bien britannique, «le bougre» mit à l’épuisette plusieurs doublés de gros poissons pendant 3 manches de suites pour se retrouver à la seconde place individuelle. Son explication : «J’ai fait venir les truites de loin et j’ai eu de la chance.» A méditer!
Laurent Guillermin
18 septembre 2008
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 En lac la pêche aux chironomes est maintenant devenue incontournable. Mais encore trop de pêcheurs n’utilisent ces imitations qu’avec une soie flottante passant à côté de pêches miraculeuses que l’on peut avoir la chance de réaliser en utilisant plusieurs densités de soie ! C’est à tous les étages que ces maudites bestioles rendent les truites complètement dingues. Alors suivez le guide…
Quand les cèpes commencent à sortir…
Rendez-vous avait été pris l’automne dernier avec un ami pour une partie de pêche en lac. La plupart du temps cette pêche nous rassemble dès que les feuilles des arbres prennent des couleurs orangées et que les cèpes commencent à sortir. Je ne sais pas pourquoi mais j’affectionne tout particulièrement cette saison pour pêcher en réservoir sans doute parce que si le soleil donne un peu les chironomes peuvent émerger par milliers sur certains spots précis du lac et totalement affoler les truites. Alors mieux vaut être là au bon moment.
Après une bonne tasse de café au Lodge du lac de Virieu, nous montons nos cannes et disposons notre équipement dans une barque spacieuse. D’autres pêcheurs font de même mais je suis surpris par le fait qu’ils ne montent qu’une seule canne avec une soie flottante, peu être ont-ils judicieusement glissé dans leur « boat bag » (sac de rangement) une ou deux bobines supplémentaires avec des soies plus denses. Après quelques coups de rames nous sommes en place dans la dérive et la colonne d’eau sous nos pieds me parait impressionnante. Pour l’instant pas un poisson visible en surface, par un marsouinage, rien. Première impression, les truites sont soit sous le thermocline soit entre deux eaux ce qui va compliquer notre tache. Les autres confrères en barque pêchent en surface au petit bonheur la chance mais sans capture. Ayant déjà équipé mes cannes, je choisis celle montée avec une soie S3 et un train de chironomes. Mes trois mouches ont une dominante noire ou olive rehaussée par des joues oranges. Je lance à une bonne vingtaine de mètres et laisse le temps à ma ligne de descendre en comptant jusqu’à 20, une vieille manie qui me rend souvent des services en lac. Je prend contact avec la ligne et récupère en tricotant lentement, jusqu’à l’aplomb du bateau où je marque plusieurs temps d’arrêts, mais rien ne se produit. Je relance plus à gauche mais je commence ma récupération en comptant jusqu’à 15. A peine ai-je pris la ligne en main qu’elle me file entre les doigts et un poisson nerveux se contorsionne dans les profondeurs. Doucement, après quelques minutes, je fais monter une truite de plus de 50 centimètres qui se débat comme un beau diable. C’est dans l’épuisette qu’elle révèlera son appétit en dégorgeant une « pleine paume » de nymphes de chironomes sombres. Mon collègue sans perdre de temps, monte une ligne identique à la mienne et nous recommençons à pêcher. Seconde dérive à 15 et je suis une nouvelle fois « attelé » à quelque chose de combatif. Une autre truite identique à la première, terminera ses contorsions explosives dans ma grande épuisette. Pendant une bonne partie de la matinée, nous allons toucher truite sur truite alors que les barques voisines n’ont que peu de succès. Vers 11h30, les salmonidés sont montés d’un étage et je les prends en comptant jusqu’à 10, mais les prises ne semblent pas vouloir baisser en cadence. Le pouvoir de ces mouches sur les truites est incroyable ! Je me souviens de ce jour comme si c’était hier…
Â
Ne pêcher pas sans compter.
Cet ordre des diptères a une importance capitale dans la pêche en réservoir. La famille des chironomidae compte de 10 à 15 000 espèces dans le monde qui colonisent les eaux stagnantes des lacs mais aussi celle des rivières. La plus grande partie des chironomes est détritivore. La couleur des larves va du beige au noir en passant par le rouge sang. Une fausse idée consiste à croire que plus il y a des chironomes dans un lac plus celui-ci est pollué. Les scientifiques reconnaissent d’ailleurs que certaines espèces disparaissent très vite à la moindre pollution !
Prendre des truites de lac aux chironomes nécessitent de connaître quelques informations sur la biologie de cet insecte à deux ailes. Notamment en ce qui concerne la nymphose qui est des plus lentes contrairement à d’autres insectes. La progression depuis le stade larvaire dure assez longtemps et l’émergence n’intervient qu’au prix de nombreuses contorsions qui vont libérer l’exuvie. Piètres nageurs les chironomes intéressent de ce fait les truites à tous les étages et nous devons en profiter. L’utilisation de soies denses et très denses permet aux trains de mouches de gagner rapidement les profondeurs afin de tenter les truites sur le fond. Dans cette technique inutile de trop finasser et des mouches montées sur hameçons taille 10 avec une pointe en 18 ou 20 centièmes constituent un bon compromis. Un nylon plus fin causerait des perruques toujours agaçantes et les touchent se seraient pas plus nombreuses. En revanche comme dans toutes les pêches aux chironomes, rien ne remplace le pouvoir du fluorocarbone parfaitement invisible sous l’eau.
Si le pêcheur lance sa ligne sans prendre soin de compter dans sa tête pendant la descente de la soie, les captures risques d’être réalisées au hasard. Afin d’éviter toute déconvenue, il faut compter dès le premier lancer. Cela permet de savoir en combien de secondes la ligne va gagner le fond. Si les touches se produisent en profondeur, mettons à 25, le pêcheur devra réitérer le même décompte pour avoir une chance de prendre un autre poisson. Très souvent en réservoir les truites se déplacent par banc, plus ou moins important selon leur taille. Dès que l’on a trouvé une profondeur qui « donne », il faut renouveler le même comptage. Cela paraît contraignant au début mais je peux vous assurer que c’est diablement efficace. Ensuite dès que les touches disparaissent on réduit le décompte de 5 ou de 10, afin de retrouver des poissons actifs. Attention si vous pêchez avec un collègue, il se peut que vous touchiez des truites avec des comptages différents, simplement parce que vous ne comptez pas à la même vitesse ou parce que vos soies n’ont pas des densités identiques.
Booby en ascenceur.
Il existe une méthode de pêche au chironomes extrêmement efficace mise au point par les pêcheurs britanniques. J’ai eu la chance il y a quelques années que John Lindsey (membre de l’équipe d’Angleterre) m’en face sous les yeux la démonstration et le descriptif. En pointe du bas de ligne, l’imitation de chironome est remplacée par un booby souvent de couleur sombre. Son rôle est double : au moment des tractions sur la soie il déplace de l’eau et attire l’attention des truites mais surtout lors des pauses, en remontant comme un petit ascenseur, il entraîne avec lui les deux autres chiros qui donnent l’impression d’effectuer leur ascension vers la surface. En réglant son bas de ligne en terme de longueur on peut obtenir des remontées assez longues et lentes qui sont souvent sanctionnées par une touche brutale. En revanche si l’eau est vraiment profonde au-delà de 10 m par exemple, on ressent parfois comme un poids dans la ligne qu’il faut ferrer amplement avant que la truite n’ait le temps de recracher la nymphe. N’exagérer pas la taille de votre booby afin que vos chironomes remontent très lentement. Il n’y a qu’à ce prix que les truites viendront « chiper » vos mouches.
“On the hang”.
Lorsque que l’on pratique en lac d’un float tube ou d’un bateau, il est très rentable surtout quand la ligne arrive à la verticale de suspendre la récupération en marquant une pause plus ou moins longue. La ligne se retrouve alors à l’aplomb et les imitations de chironomes comme suspendues dans l’onde. Cette attente quelque peu longue parfois peu semblée farfelue aux débutants mais je peux vous assurer que cette manœuvre est certains jours la seule qui puissent convaincre des truites difficiles car très sollicitées. Il est même très bon d’utiliser cette technique baptisée « on the hang » (que l’on peut traduire par en attente ou en suspend) par les britanniques à plusieurs reprises sur la même récupération tant cette méthode un peu surprenante est meurtrière. En revanche tenez bien votre canne car la touche d’une grosse truite de lac lorsque vous maintenez votre ligne entre deux eaux est sans équivoque et pourrait bien vous surprendre comme je l’ai déjà vu à plusieurs reprises ! Je me souviens d’une journée où pêchant en tube float tube j’ai capturé la plupart des truites en maintenant ma ligne à la verticale entre mes palmes. Incroyable méthode que d’attendre ainsi que la truite vienne se prendre mais ce jour là j’ai récupéré plusieurs fois ma canne de justesse un peu déconcerté et surpris par temps de hargne ! Faites l’essaie, vous m’en direz des nouvelles…
Les golds en raffolent.
Parmi toutes les truites que l’on rencontre dans les plans d’eau hexagonaux, il en est une que les imitations de chironomes rendent folle : c’est la truite Gold. En effet partout où j’ai peu tenter ces jaunes avec des chiros j’ai fait le même constat : elles en raffolent. Que vous travaillez vos mouches en profondeur, entre deux eaux (soie transparente) ou près de la surface (en émergente), elles ne semblent pouvoir y résister. Plus que les autres espèces de salmonidés, elles se font prendre aux chironomes. Il faut dire que dans la plupart des lacs où elles sont introduites, il est facile de les voire se nourrir ça et là dans les limons ou en surface. Ces truites ont une prédilection pour les grand chironomes sombres, noirs et olives et sont passionnantes à pêcher.
Qui va piano va sano.
Trop souvent je vois au bord des réservoirs des pêcheurs qui n’arrivent pas à pêcher correctement aux chironomes. D’abord parce qu’ils ne pêchent qu’avec une soie flottante et ensuite parce qu’ils récupèrent leur ligne beaucoup trop vite. Dans l’élément liquide, les chironomes sont sans doute les insectes les plus lents en terme de déplacement alors vos imitations n’auront aucune chance si vous récupérez à « grandes brassées ». A tous les étages cette technique doit être extrêmement lente pour être efficace. Le tricotage de la soie main gauche (pour les droitiers) doit se faire doucement et être ponctué d’arrêts plus ou moins longs afin d’être pêchant. Il est aussi tout à fait possible de procéder par lentes tirées d’une trentaine de centimètres. Garder à l’esprit que dans la pêche aux chironomes la lenteur est toujours payante quelque soit la densité de votre ligne. Plus vous allez précipiter le mouvement plus vos chances de captures se réduiront, il faudra donc faire preuve de patience et de dextérité pour ne pas ferre trop violemment une touche qui sort le pêcheur de sa torpeur. Mais le jeu en vaut vraiment la chandelle.
 Chironomes allergènes..
Au Japon, les chironomes adultes sont considérés comme l’un des principaux allergènes impliqués dans l’asthme. Au cours d’une étude, on a pu observer que presque 40% des patients souffrant d’asthme présentaient des taux élevés d’une toxine spécifique du chironome. Des découvertes similaires ont été rapportées par plusieurs autres études. Sur un groupe de patients souffrant d’asthme et vivant près de lacs, 12 à 21% d’entre eux ont été trouvés positifs à différentes espèces de chironomes. En Corée, 20% des 475 patients d’une étude souffrant d’allergie respiratoire ont présenté des tests cutanés positifs aux chironomes. Les auteurs ont suggéré que les chironomes devraient être considérés comme des allergènes respiratoires puissants. Une réaction allergique retardée a été décrite chez un amateur de pêche âgé de 47 ans, qui a développé un érythème. Il présentait des tests cutanés positifs. La localisation d’eczéma sur le visage, était probablement due à une dermatite de contact provoquée par des allergènes aéroportés provenant des chironomes.
Equipement pour la pêche aux chironomes
Cannes : Pêche profonde et entre deux eaux, une 10’ soie de 7 d’action progressive convient bien. Pêche en surface, une 10’ soie de 5 ou 6 suffit. Les cannes de 10’ sont les seules qui permettent de pêcher à 3 mouches avec un espacement d’au moins un mètre entre les chironomes.
Soies : N°7 S7 ou S5, N°7 S3, N°7 intermédiaire slow et fast transparente et WF5 ou 6
Bas de lignes : Fluorocarbone 18 à 20 centièmes pour les pêches profondes, 16 centièmes entre deux eaux et 14 centièmes en surface.
Mouches : Montez vos mouches sur des hameçons courbes types Kamasan B100 et B110. La taille standard étant le n°10 et parfois et 12 et 14 pour les « shuttle cock » en surface. Les meilleures teintes restent de loin le noir et l’olive rehaussées de joues fluo orange ou en tinsel. Les corps se réalisent en soie de montage ou mieux en Spanflex. Mon conseil : ne pêchez pas avec de trop petites mouches comme je le vois parfois, seules des imitations de bonne taille (autour du 10) sauront décider les truites de lacs.
Laurent Guillermin
14 septembre 2008
Â
Bonjour à tous,
Une fois de plus la presse anglaise spécialisée dans la pêche à la mouche, vient de publier un article sur les cannes L&L, signé par Simon Young sur le plus fameux site web britannique : fishandfly.com. C’est cette fois la canne L&L 590 (9’ soie de 5) qui obtient les louanges de la presse en ligne et Paul Sharman le rédacteur en chef ajoute qu’il l’a testé dans plusieurs situations différentes avec beaucoup de plaisir. Le journaliste Simon Young affirme que la L&L répond facilement au pêcheur à courte comme à longue distance et que la finition est à la hauteur des meilleurs cannes du marché pour un prix beaucoup plus raisonnable.
C’est la seconde fois que mes cannes sont saluées par la presse au Royaume Uni et je suis très fier de vous annoncer moi-même la nouvelle. Il semblerait que les efforts entrepris pour mettre sur le marché des produits de qualité à des prix abordables soient maintenant couronnés de succès. Le îles britanniques comptent 2,5 millions de pêcheurs, leur avis reste à mes yeux primordiale dans le monde de la pêche à la mouche, où pour l’instant aucune marque française n’a pu s’établir à ce jour.
Halieutiquement
LAURENT GUILLERMIN
Fly rod review : L&L 590-4; Publication date : Sep 3, 2008
Reviewed by Simon Young
First impressions
This is the first time that I had come across a fly rod from a French company. The rod brand L&L was born by collaboration between two French fly fishermen, Laurent Dimino and Laurent Guillermin, in fact the butt section of the rod is branded with the latter gentleman’s name. All the rods are 4 piece and are manufactured in the USA in Texas. The blanks are from High Modulus carbon with a nice Matt Black finish with gloss black whippings tipped off in gold, a small blue dot is either side of each joint allowing for easy line-up of the sections. Rings are 2 lined stripping rings and the rest are high profile twin legged snakes.
In the Hand
This 9’ #5 rod is nicely balanced with the half wells cork handle being not too slim for what I would consider average hands. Above this grip is the invaluable keeper ring (still can’t understand why all rods don’t include one of these! - Ed.)
To give the rod a work out I married it up with a Hardy Angel 4/5 reel and a Hardy Marksman DT5 line. My first impression with a few yards of line outside the rod tip was how light but powerful it felt, quite a mid to tip action. Extending more line with each cast I was surprised how much line I could pick up from the water, no signs of collapsing under pressure. Even with a double taper line the casting loops seemed quite tight and controlled, placing the line down in the same place each time.
Editor Paul Sharman used this rod on a couple of trips to some local stillwaters during the summer and reports that despite using a 6 weight line it handled the extra weight with ease, allowing close casting while stalking and remained accurate at distance without a problem with overloading. “A real pleasure to use”.
Editor Paul Sharman used this rod on a couple of trips to some local stillwaters during the summer and reports that despite using a 6 weight line it handled the extra weight with ease, allowing close casting while stalking and remained accurate at distance without a problem with overloading. “A real pleasure to use”.
Conclusion
 If you are looking for a mid –tip action rod for use on a small stillwater or larger river for both Nymph and Dry fly work in the mid price range its certainly worth considering, bearing in mind that all L&L rods are sold with an unconditional guarantee and free shipping for all of Europe.
11 septembre 2008
Bonjour à tous,
je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j’utilise un grand nombre de moulinets tous très différents justement pour pratiquer des pêches qui vont de la truite aux carnassiers en passant par le saumon et les gros chasseurs marins. Il est sûr que lorsque l’on met 3 ou 400 euros dans un moulinet, on obtient une machine fiable, sans soucis. Et bien il possible de trouver des produits de qualité irréprochable en divisant ce budget par trois. Le VRC de chez Airflo en est la preuve. C’est un petit bijou, il coûte à peine plus de cent euros mais vous rendra de grands services. Tout d’abord une grande bobine large arbor usinée dans de l’aluminium, ensuite un système de frein hyper fiable baptisé XSP, qui sur le plus grand modèle m’a permis de bloquer de gros démarrages en force en pêche tropicale mais reste excessivement doux pour les pêches fines de l’ombre par exemple. Enfin une superbe finition gun métal et un changement de bobine des plus simples qui est fort appréciable au bord de l’eau.
Model
Weight
Capacity
Line
Code
VCR3/5
180g
WF4+50YDS
3-5
F-AVRC35
VCR5/7
188g
WF6+100YDS
5-7
F-AVRC57
VCR7/9
202g
WF8+150YDS
7-9
F-AVRC79
VCR10/12
230g
WF11+200YDS
10-12
F-AVRC1012
VCR3/5 Spool
-
-
3-5
F-AVRC35-X
VCR5/7 Spool
-
-
5-7
F-AVRC57-X
VCR7/9 Spool
-
-
7-9
F-AVRC79-X
VCR10/12 Spool
-
-
10-12
F-AVRC1012-X
Prix :109€90
Halieutiquement
LAURENT GUILLERMIN
30 août 2008
 Voilà presque 1 an que je pêches avec les cannes L&L(il y a bien fallu les tester avant qu’elles ne soient commercialisées), et je dois dire que j’en suis tout à fait satisfait!
A tel point, que mes fidèles Sage sont reléguées au fond du garage, ou en canne de secours…
Les 3 grosses qualités de ces cannes, sont :
La sobriété; Chose importante lorsque l’on pêche les truites à vue. On est amené, certaines fois à approcher le poisson très près, et donc il est important de rester discret.
La vitesse de réaction; Si l’on veut la « brusquer » pour sortir rapidement un long bas de ligne, au passage d’un poisson, la canne répond au doigt et à l’oeil.
La réserve de puissance; Pour moi, c’est capital, et ainsi, je n’ai pas de questions à me poser si je veux brider un gros poisson.
Pour moi, 2 cannes sortent du lot, la polyvanlente 9′ soie de 5.
Et la 9′ soie de 8 pour les pêches plus lourdes, et pour les plus gros poissons.
Et déjà , nous sommes en train de tester la « potentielle » future série, d’une jolie couleur vert olive…
23 août 2008
 Et oui c’est bientôt la fin de l’été, il faut bien se faire une raison et l’automne va nous apporter une belle arrière saison très propice à la pêche à la mouche. Pêche de l’ombre pour les plus chanceux, pêche en réservoir pour la majorité d’entre nous où pêche des carnassiers et du bar à la mouche pour les fous dont je fais partie. Mais je fais aussi partie des deux premières catégories ! Une vrai protection contre les premiers fois est nécessaire par temps venteux ou pluvieux mais le pêcheur doit garder tout son confort pour pêcher à l’aise. Un vêtement technique abordable question prix est donc de mise à cette période de l’année. Venu tout droit des USA, la sur-chemise Truckee river est un vêtement très léger, souple, solide et déperlant. J’ai pratiqué plusieurs fois sous la pluie avec cette chemise et l’eau ruisselle vraiment sur le tissus pendant plusieurs heures. Attention ce n’est pas une veste pluie, mais quand celle-ci a été oubliée à la maison, cette chemise à la découpe parfaite se montre bien utile. Le secret de ce vêtement réside dans un matériau révolutionnaire  : le”soft-shell” idéal pour lutter contre le vent et la pluie. Je l’ai utilisé en bateau pour pêcher le bar sur l’île d’Oléron par gros temps, elle n’a pas bronché. Les 5 grandes poches sont parfaitement zippées avec qualité. Une sur chemise ultra légère indispensable dès les premiers frimas de l’automne!
Taille
Tour de poitrine en cm
Manche en cm
S
86.36 - 91.44
82.55 - 83.82
M
96.52 - 101.6
85.09 - 86.36
L
106.68 - 111.76
87.63 - 88.90
XL
116.84 - 121.92
90.17 - 91.44
2XL
127 - 132.08
92.71 - 93.98
3XL
137.16 - 142.24
93.98 - 95.25
4XL
147.32 - 152.40
95.25 - 96.52
5XL
157.48 - 162.56
96.52 - 97.79
Â
Prix : 77.00€
Halieutiquement
LAURENT GUILLERMIN
20 août 2008
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Le mois de septembre nous sortant peu à peu de la torpeur estivale, pourquoi ne pas profiter des retombées massives de fourmis volantes pour tenter les grosses truites. Attention pas de pêche en aveugle, mais une pratique sélective en surface et à vue afin de séduire les grosses mémères attablées…
Il était une fois une fourmis brune…
Septembre 1999, bien décidés à en découdre avec une ou deux mémères, Pierre et moi-même scrutons depuis une bonne demi-heure la surface presque lisse de ce grand plat qui s’étale à perte de vue. Nous avons prévus de pêcher en nymphe à vue d’ailleurs une petite mouche est déjà nouée à notre bas de ligne. La bordure d’en face est très boisée et la végétation plutôt dense forme une véritable manne pour un grand nombre de bestioles dont raffolent les truites. Je fais quelques mètres vers l’aval où la conjonction d’une profondeur moyenne et d’une lumière vive donne une parfaite visibilité du fond de la rivière. Soudain à quinze mètres de moi une belle truite qui frise avec les 5 livres semble scruter la surface avec attention. Elle est comme suspendue entre deux eaux mais semble inactive. Sans la moindre hésitation je lui envoie ma petite nymphe qui prend doucement la bonne veine d’eau. Pierre qui m’a rejoint me jette un : « elle n’a même pas bronché la garce ! ». Je connais bien ce secteur et ses poissons, confiant je relance afin que la mouche dérive plus près de sa « grande gueule blanche ». Même résultat qu’au premier passage : une indifférence totale. Quelque chose ne tourne pas rond, mais quoi ? La position de se poisson me fait « gamberger ». Elle attend quelque chose qui vient de la surface mais il n’y a pas d’éclosions, pas une éphémère sur l’eau. Machinalement je chasse de ma joue ce que je crois être un moustique en récupérant dans la paume de ma main une belle fourmi ailée brune. Pierre qui me voit sourire se doute de quelques chose lorsque je commence à fouiller dans ma boite. Plus par défit que conviction, une petite imitation en dubbing est montée sur ma pointe en 11 centièmes et j’expédie la mouche un bon mètre au dessus de la grande truite.
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Ma fourmi dérive au ralentis et je vois la truite qui prend appuis sur sa queue et crève la surface de son grand museau. Un ferrage souple et dosé l’oblige à se contorsionner dans tous les sens pour se débarrasser de ma petite mouche mais rien n’y fait et au bout de quelques minutes, elle se laisse enfin glisser dans ma grande épuisette. Cette truite superbe mesure 65 cm pour 2k600g et rejoindra son élément après avoir posé devant l’objectif. Durant cette même journée, je prendrai deux autres belles truites (2k500g et 2k200g) en pêchant en sèche à vue et l’ami Pierre capturera lui aussi 3 poissons avec des imitations de fourmis. Un vrai régal de prendre en sèche et à vue de si beaux spécimens qui refusaient quelques instants auparavant toutes nos autres mouches. Pour la petite histoire le plus gros poisson sera perdu par mes soins : environ 3k500g, décroché tout près de l’épuisette alors qu’il venait de prendre délicatement en surface une minuscule imitation de fourmi noire.
Envole moi…
Qu’on se le dise les fourmis qui finissent dans la gueule des truites ne viennent pas de l’eau, mais bien de la terre et plus précisément de leur fourmilière d’où le vent les emporte au moment de l’essaimage. C’est pour cela que nous pêcheurs parlons de retombées et non d’éclosions comme je l’entends encore trop souvent. Les caractères généraux des fourmis ont fait classer cet animal parmi les insectes, et le caractère particulier des ailes, chez celles qui sont munies de ces organes, fait ranger cet insecte parmi les hyménoptères. Le phénomène d’essaimage est du plus haut intérêt pour le moucheur puisque c’est à ce moment précis que les fourmis entrent pour une part importante dans le régime alimentaire des poissons. Les fourmilières atteignent leur maturité quelques années après leur fondation et produisent alors une ou deux fois par an des sexués ailées. Arrive alors le jour de l’essaimage qui peut être étalé du printemps à l’automne lors de soirées chaudes et orageuses. On observe alors à la surface des fourmilières ainsi que sur la végétation alentour une foule d’individus ailés, bien plus grande que les ouvrières, courant dans tous les sens en proie à une agitation fébrile : ce sont les sexués. Ils grimpent le long des tiges et arrivés au sommet s’élancent dans les airs. En général, les mâles s’envolent en premier suivis bientôt par les femelles. Comme chaque colonie produit en moyenne plusieurs milliers d’ailés et que toutes les fourmilières de la même espèce essaiment simultanément, il se constitue un immense essaim. Il y a environ 180 espèces de fourmis connues en France. Il existe différents types de fourmilière, les fourmilières hypogées, c’est à dire souterraines et les fourmilières épigées comme celle des fourmis des bois qui forment parfois de véritables monticules de brindilles.
J’ai d’ailleurs mainte fois observé que la rentabilité des imitations de fourmis était liée à un type de secteur très particulier. La plupart du temps, si le cours d’eau sillonne dans une partie boisée, c’est un gage de réussite car sortant de leur nid les fourmis ont auront tôt fait de se retrouver à l’eau et donc d’intéresser les salmonidés.
La sélective attitude…
Je connais bon nombre de pêcheurs qui se disent qu’il est parfaitement inutile de chercher à voir le poisson alors que les retombées de fourmis provoquent ça et là de beaux gobages attrayant. Je répondrais qu’il faut à la pêche avant tout savoir ce que l’on veut. Prendre une ou deux truites maillées et casser irrémédiablement le coup en bombardant la surface de lancers, où prendre son temps en observant afin de séduire un gros poisson. Depuis longtemps je préfère de loin la seconde méthode qui de toute façon au fil du temps s’est montrée diablement plus efficace. Faire économie de mouvements, de gestes brusques, de faux lancers inutiles m’a toujours permis de sortir mon épingle du jeu. De toute façon si les grosses ne sont pas de sortie, il sera possible de pêcher les autres un peu plus tard parce que personne n’aura mis ce joli petite monde en déroute. Afin de réussir en pêchant à vue en surface, laissez de côté les postes où trop de moucheurs « s’affrontent », cherchez un coin calme et tranquille où personne n’aura encore mis un pied dans l’eau. C’est souvent de cette manière que l’on capture une grosse truite. Pour être franc, je dirais que je supporte de moins en moins l’attitude de certains pêcheurs qui cherchent les ombres en particulier et qui sont de véritables « matraqueurs de rivière ». Ils courent dans l’eau afin de bombarder chaque courant à l’aide d’une nymphe lourde sans se soucier le moins du monde de leurs confrères qui aspirent à plus de calme et de sérénité. La plupart du temps ils cassent le coup pour un ou deux ombrets rapidement « relancer ». Il est bien dommage de passer à côté de ce que la rivière peut nous offrir de plus beau : une grosse truite sauvage se mérite !
Ceux qui pratiquent la nymphe à vue depuis longtemps n’auront pas de difficultés à pêcher en sèche à l’aide d’une imitation de fourmis. Les autres devront d’abord se mettre en tête que c’est une observation attentive de tous les éléments qui va conditionner leur manière de pêcher. Je ne m’étendrais pas sur l’ensemble canne et moulinet qui doit être en parfait état de fonctionnement et équilibré. Pour pêcher en sèche à vue le pêcheur doit rapidement intégrer les paramètres que sont la tenue du poisson, la profondeur du poste, la distance par rapport à sa position et son angle de tire. En sachant bien sûr que souvent un ou deux essais sont possibles avant que la truite alertée soit mise en fuite. Je sais ce n’est pas particulièrement facile mais avec un peu d’habitude le jeu en vaut vraiment la chandelle. J’ai encore en mémoire une truite de 3 livres qui m’avait donné beaucoup de fil à retordre parce qu’elle se délectait de petites fourmis noires qui tombaient au compte goutte d’une branche d’aulne bien feuillue qui touchait presque l’eau. Faire le tour pour changer de rive ne m’aurait été d’aucune utilité car la végétation très dense ne permettait pas de lancer correctement. De plus, approcher la truite de trop près l’aurait sans doute mise en fuite. J’avais parfaitement repéré cette fario qui semblait obnubilée par les fourmis ailées, mais je n’avais à l’arrière qu’une seule trouée pour laisser filer ma soie avant le shoot. La seconde difficulté provenait du fait qu’un lancer classique où le bas de ligne se déploie par le haut ne pouvait que finir que dans les branches rasant l’eau. Il fallait donc d’un coup de poignet vers le bas, inverser la tendance pour que la mouche flirte avec la surface remonte légèrement sous les branches avant de se poser délicatement. Mon premier lancer fut parfait mais trop court. La grosse truite n’ayant aucune raison de venir chercher ma mouche. Lors de la seconde tentative, un « je ne sais quoi à l’arrière » me priva de ma petite artificielle. Sans sourciller je remontais une pointe toute neuve et une mouche. Le troisième lancer fut le bon et ma petite fourmis spartiate atterrit 50 cm au dessus de cette maudite branche. Arrivée au bon niveau, elle fut engloutie comme les vraies ! Le moulinet se mit rapidement à chanter avant de me permettre d’observer de plus près ce magnifique poisson de 58cm…
Avec ou sans ailes…
Afin de séduire les truites qui se délectent de fourmis, je réalise des montages simples, dépouillés et souvent spartiates car ce sont de loin ceux qui me donnent le plus de satisfaction. Il faut garder à l’esprit que nous cherchons à vue des spécimens qui sont la plupart du temps des poissons éduqués, mieux vaut donc faire sobre au montage pour ne pas effrayer au premier un lancer un poisson que l’on a parfois mis de longues minutes à approcher voire des heures…C’est du vécu ! Je réalise mes fourmis avec un petit dubbing aéré qui va du noir au brun (d’après mon expérience le rouge ne vaut rien) selon le type de fourmis que l’on peut rencontrer. Ailes et pattes seront simplement évoquées à l’aide d’un petit hackle noir pas trop raide et le tour est joué. Un conseil évitez tous les montages avec de grandes ailes en zinc qui ne valent pas grand chose et ne feront que vriller votre pointe qui se doit d’être fine. Disons de 10 à 12 centièmes. En revanche le CDC permet des montages très efficaces. Les tailles les plus couramment utilisées vont du 20 au 16.
A savoir
Vol nuptial fatal
La plupart du temps, l’accouplement s’effectue en l’air : chez les petites espèces de fourmis ou la femelle est bien plus grande que le male, celle-ci emporte alors son compagnon sur le dos (parfois plusieurs males en même temps). Les espèces plus grandes ou celles dont la taille des deux sexes est semblable s’accouplent au sol. Le vol nuptial est toujours de brève durée, une heure au plus, et chaque femelle s’accouple pendant ce temps avec une dizaine de males. Elle accumule ainsi dans une réserve de spermatozoïdes qui lui servira jusqu’à la fin de ses jours. La fécondation d’une reine ne se fait donc qu’une fois pour toute la durée de sa vie. L’essaimage s’accompagne d’une véritable hécatombe : les males périssent dans les deux ou trois jours qui suivent le vol nuptial (ils sont incapables de rejoindre le nid) et les reines sont la proie de prédateurs comme les oiseaux et les poissons. En définitive, seul un nombre infime d’entre elles réussira à fonder une colonie (environ 1/1000).
Pédale douce au ferrage
Lorsque l’on pêche de gros poissons à vue, la tendance naturelle veut que l’on ferre une peu fort et souvent trop tôt, au risque d’enlever le pain de la bouche de ces dames. Le mieux est d’attendre un peu que la truite après la prise de la mouche redescende un peu avant de ferrer. Il faudra alors faire un geste souple mais ample pour ne pas casser la pointe fine. Trop de pêcheurs néophytes perdent leur poisson à ce moment crucial emporté par l’excitation d’une grosse prise. En canalisant un peu son stress, il est parfaitement possible de venir à bout de gros spécimens en pêchant fin. Un ferrage retardé et dosé c’est souvent une prise assurée…
Laurent Guillermin
16 août 2008
 Bonjour à tous,
comme tous les pêcheurs, j’ai longtemps cherché des boites à mouches de grande contenance, mais assez petites et discrètes pour se faire oublier dans les poches de mon gilet pendant mes innombrables journées de pêche. Ce produit n’étant pas facile à trouver en Europe, j’ai encore une fois fait appel à un fabricant américain qui a su réaliser dans un matériau ultra résistant et léger quatre modèles de boites parfaitement adaptées aux besoins des pêcheurs modernes. Garnies de foam d’une toute nouvelle génération, à la fois dense et souple, les boites L&L permettent de ranger un très grand nombre de mouches sans que celles-ci ne se mélangent ou ne viennent à s’abîmer pendant le transport et l’action de pêche. De couleur gris foncé, elles sauront séduire les amateurs de pêche à vue par leur discrétion mais aussi tous les pratiquants qui cherchent des boites fiables, solides et compactes. J’ai testé le modèle destiné aux plus grandes mouches sous les tropiques et ni la chaleur, ni l’eau salée ne sont venus à bout des qualités incroyables du polypropylène qui constitue mes boites. Encore une fois j’ai particulièrement insisté afin que ce produit soit accessible au plus grand nombre et le prix de vente est à la hauteur de mes attentes.
Dimensions: 125×95x32mm
Les boites L&L existe en quatre modèles avec deux types de foam: triangle et barrette. Dans les deux cas l’emplacement de la mouche est prévu dans le foam et ces boites permettent de ce fait de stocker aussi très facilement des mouches sans ardillon !
PKF 010: 2 faces - 4 barrettes sur chaque face. CONTENANCE 176 MOUCHES
PKF 020: 4 faces - 6 barrettes sur chaque face. CONTENANCE 450 MOUCHES. Pour les petites sèches, nymphes taille 16 et moins.
PKF030: 4 faces - 6 barrettes sur deux faces et centre avec 3 passe-fils pour le coup du soir par exemple. CONTENANCE: 264 MOUCHES. Pour les petites sèches et nymphes taille 16 et moins.
PKF040: 4 faces - foam triangle sur chaque face. CONTENANCE: 390 MOUCHES. Pour les artificielles dont la taille est supérieure au 16.
Prix :  13.00€
Halieutiquement
LAURENT GUILLERMIN
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